Hébreu biblique et torah

hebreu biblique

La Torah est l’ouvrage central et le plus important du judaïsme qui il a été utilisé par les Juifs à travers les âges.

La Torah fait référence aux cinq livres de Moïse : Bresheit (Genèse), Shemot (Exode), Vayicra (Lévitique), Bamidbar (Nombres) et Devarim (Deutéronome).

Certains versets de la Torah accompagnent les juifs dans leur quotidien. On les retrouve sur les parchemins de mezouza, dans les boitiers de Téfilines et bien évidemment dans les prières quotidiennes.

Selon la tradition juive, l’Eternel a dicté la Torah à Moïse sur le mont Sinaï 50 jours après leur exode de l’esclavage égyptien. L’ouvrage contient 613 commandements et les Juifs se réfèrent aux dix plus connus d’entre eux comme étant les dix commandements.

La Torah est écrite en hébreu, la plus ancienne des langues juives. Elle est également connue sous le nom de Thorat Moshe, la loi de Moïse.

L’ETUDE DE LA TORAH AU COEUR DU JUDAISME

Si la langue a évolué au fil des siècles, Il est intéressant de noter que  l’hébreu moderne est presque exactement le même que l’hébreu biblique. Les mots hébreux sont principalement dérivés de  racines composées de 3 consonnes, et différents types de mots sont créés en insérant ces racines dans des modèles qui déterminent les sons des voyelles. Ajoutez à cela que dans sa forme écrite originale, l’hébreu ne contenait pas de voyelles, seulement des consonnes. Il a fallu attendre le VIIe siècle pour ajouter aux traductions du texte hébreu, des marqueurs sous les lettres pour indiquer les voyelles, comme aide à la prononciation.

Le vocabulaire de base de l’hébreu moderne vient donc de l’hébreu biblique. Une grande majorité de noms et de verbes simples – du moins ceux qui existaient à l’époque de la Bible – sont les mêmes. Mais il y a aussi beaucoup de mots dans la Bible hébraïque qui ne sont pas utilisés en hébreu moderne, et certains qui sont utilisés différemment.

Aujourd’hui, certains termes hébreux bibliques sont utilisés  avec des variations de sens. Comme par exemple le  mot ספר (« sefer ») qui signifie simplement livre en hébreu moderne. Pendant les temps bibliques ce terme désignait un rouleau ou un parchemin rédigé par un scribe.

On compte  environ 8 000 mots hébreux dans la Bible, tandis que l’hébreu moderne compte plus de 100 000 mots. Un essor qui a débuté au 19e siècle, grâce à Eliezer Ben-Yehuda. A cette époque, l’hébreu n’était plus la langue parlée du peuple juif depuis l’époque de la Bible. Il a réussi l’exploit de transorfmer une langue réservée à l’étude en une langue moderne et utilisée au quotidien.

La plupart de ces nouveaux mots ont été créés à partir de racines hébraïques pour garder le sens premier de la racine. Un bon exemple est le mot pour ordinateur, (« machshev »). Il vient des lettres racines ח-ש-ב (ch-sh-v), avec le sens de « penser ». On peut donc dire que le terme se rapproche de l’idée de« Dispositif pensant ».

Quelqu’un qui maitrise l’hébreu moderne peut ainsi lire des textes bibliques sans difficultés et en comprendre une grande partie. Les textes bibliques sont d’une richesse incroyable, ils contiennent de nombreuses interprétations et sens cachés que le peuple juif se transmet depuis des siècles.

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